Karl Popper on facts and conventions

The making of a decision, the adoption of a norm or of a standard, is a fact. But the norm or the standard which has been adopted, is not a fact. That most people agree with the norm `Thou shalt not steal’ is a sociological fact. But the norm `Thou shalt not steal’ is not a fact, and can never be inferred from sentences describing facts. (p. 61)

Popper, K. (2013). The open society and its enemies. Princeton, NJ: Princeton University Press (Original published 1945 in two volumes).

Stéphane Vautier
Stéphane Vautier

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Stéphane Vautier (29 juillet 2015). Karl Popper on facts and conventions. Thérapies contemporaines (ex Épistémologie de la psychologie). Consulté le 5 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/ogqc


2 réflexions sur « Karl Popper on facts and conventions »

    1. Stéphane Vautier Auteur de l’article

      Voici mon analyse de cette blague. Image 1 : on a le droit de raisonner sur de purs concepts (le prof). On a aussi le droit de contester qu’un pur concept corresponde à la réalité (le contestataire). Mais, de fait, le contestataire conteste aussi l’autorité du prof en refusant sa règle du jeu (auquel cas la contestation devient politique). Image 2 : La contestation est bien politique : exit les matheux ! ou bien, exit l’autorité abusive des “experts”. Image 3 : Retour à la contestation de la correspondance d’un concept avec les faits (ie, ce qui est, le réel). Image 4 : Présentation d’une prémisse (culturellement) ridicule par le contestataire. Image 5 : Le prof abuse de son autorité/pouvoir avec une justification fallacieuse (intolérance à l’empirisme radical — dont je ne sais ce que c’est puisqu’il faut bien le langage et les significations qu’il véhicule pour rejeter les concepts). Exit le contestataire. Image 6 : sur quoi porte le “that” dont le contestataire dit que le prof ne peut être certain ? Si c’est sur la prémisse de l’existence réelle d’un objet mathématique, il a raison. Si c’est sur le fait qu’il se fait embarquer par la police, voilà tout de même un fait dont le prof peut être certain ! Morales de l’histoire : (i) il faut trouver de meilleurs moyens de résister aux pouvoirs sociaux qui nous dérangent, (ii) oui l’enseignant est une autorité (contestable), (iii) si on va en cours on accepte au minimum la règle sociale de l’échange de propos dans un cours : on peut laisser le prof tirer ses conclusions et si elles sont valides, remarquer (poliment) qu’il reste à savoir ce qu’on en fait en pratique si on décide que les prémisses sont fausses (si elles ne sont pas valides, on peut aussi le remarquer et, le cas échéant, le soutenir/défendre). Morale des morales : un enseignement autoritariste est un enseignement où ce genre d’échange n’est pas possible.

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