Les scores ni les tests de QI ne mesurent l’intelligence car celle-ci n’est pas une grandeur donc n’est pas mesurable. En admettant qu’ils sont le fruit d’une activité intelligente, ils attestent qu’une intelligence a pu produire tel niveau de performance dans des conditions particulières.
Le score indique que cette intelligence est capable de produire au minimum ce niveau de performance, sans rien dire de ce qu’elle pourrait produire dans d’autres conditions. Le psychologue ne sait généralement pas déterminer les conditions réelles de production de la performance, sinon la date et le lieu.
Le score, c’est-à-dire le niveau de performance, repose sur des conventions numériques — des règles de notation, de pondération et d’étalonnage statistique fixées par commodité par les concepteurs de tests. Les tests sont des épreuves sportives. Une part d’incertitude, qui tient à la possibilité de réponses justes par “hasard”, rend approximative l’attribution de la performance à l’intelligence supposée en être l’origine.
Les variables quantitatives latentes des modèles statistiques utilisés en psychométrie ne représentent pas l’intelligence (qui n’est pas une grandeur) mais le niveau de performance “pur”, auquel on ajoute du “bruit” modélisé avec des probabilités.